Bureau

Le bureau, c’est « presque comme à la maison » : un endroit où mettre en place des actions simples et de tous les jours. C’est Le meilleur espace pour sensibiliser et convaincre l’equipe administrative avant qu’elle-même ne répercute ces changements auprès de l’equipe technique et artistique.
Mesures générales

Favoriser le télétravail en fonction de l’impact carbone des déplacements de vos salariés/votre équipe :

  • Développer un ou plusieurs jours de télétravail par semaine afin de limiter les transports individuels et les éventuels repas à emporter.

Développer la mobilité douce :

  • Encourager ses employés, verbalement ou financièrement, à venir au bureau en transports en commun, vélo ou marche – en mettant par exemple en place un plan de mobilité employeur (prise en charge des abonnements vélo ou remboursement kilométrique, constituer une zone de vélo, optimisation des zones de stationnement, installation d’une borne de gonflage…).

Réduire la consommation d’énergie de ses bureaux :

  • Imposer un mode d’économie d’énergie automatique à tous les ordinateurs et régler la luminosité au plus bas.
  • Mettre son ordinateur en veille lorsqu’il n’est pas utilisé et systématiquement l’éteindre le soir.
  • Éteindre les éclairages quand on sort d’une pièce et favoriser les lampes basses consommation et à LED.
  • Au besoin, favoriser les ventilateurs à la climatisation et les éteindre en sortant des pièces.

Sur la base moyenne de 26 km parcourus quotidiennement par un salarié français, deux jours par semaine de télétravail à domicile induisent un gain direct de plus de 800 kg de CO2 par salarié et par an.
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Les équipements informatiques représentent également 21% de la consommation d’électricité d’une entreprise (et ce chiffre ne fait qu’augmenter). Sachant que les 2/3 de ces consommations se produisent en période d’inactivité.
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  • Programmer le chauffage (extinction la nuit notamment) pour mieux maîtriser sa consommation et réduire ses coûts.
  • Paramétrer les veilles/modes d’économie d’énergie des équipements électroniques : par exemple, extinction automatique d’appareil au-delà d’une heure d’inactivité, diminution de la luminosité après cinq minutes d’inactivité, désactivation des économiseurs d’écran animés.

Repenser l’aménagement des locaux pour limiter sa consommation énergétique :

  • Renouveler l’air au bureau en limitant sa consommation énergique et de rejet d’air chaud.
  • Installer un jardin sur le toit, des murs végétalisés, multiplier les points humides, les plantes vertes dans les espaces de travail.

 

Bien choisir son matériel bureautique

Repenser son parc matériel :

  • Acheter du matériel que s’il est absolument nécessaire (ni empruntable, ni louable, matériel précédent en fin de vie…) et acheter tant que possible d’occasion ou reconditionné.
    • Des sites pour acheter son matériel bureautique d’occasion : Backmarket, Emmaus.
  • Privilégier les ordinateurs portables avec un écran supplémentaire aux ordinateurs fixes, qui consomment plus d’énergie.
  • Identifier les labels environnementaux qui garantissent les impacts minimaux.
    • Près de 100 labels sont passés à la loupe par l’ADEME dans de nombreuses catégories de produits. 

Ne pas systématiquement acheter du neuf :

  • Préférer la réparation au remplacement en cas de panne.
    • Des lieux avec experts ou bénévoles pour vous aider à réparer vous-même vos objets : Repaircafé.
  • Recycler ses vieux appareils plutôt que de les conserver car certaines pièces peuvent être réutilisées.

Seulement 15% des smartphones sont collectés en fin d’usage en France et au moins 30 millions d’appareils dorment dans nos tiroirs, oubliés.
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  • À l’achat, favoriser le mobilier de seconde main : acheter d’occasion en ressourcerie, sur Le Bon Coin, Emmaüs etc. ou du reconditionné pour les appareils électroniques.

Avoir une gestion raisonnée de son matériel :

 

  • Privilégier les matériaux réutilisables ou recyclés : trombones au lieu des agrafes (qui compliquent par ailleurs le recyclage des liasses de papier), stylos rechargeables, papier recyclé…
  • Limiter les achats de fournitures aux besoins et demandes des salariés.
  • Mettre en place un bac de feuilles de brouillon à disposition des salariés.
  • Préférer les appareils multifonctions (imprimante, photocopie et scanner par exemple).

En France, le coût des fournitures de bureau est estimé en moyenne à 180 euros par collaborateur.trice et par an.
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Ce sont plus de 100 millions de stylos Bic Crystal qui sont vendus chaque année, soit 3 par secondes.
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  • Limiter les impressions au strict nécessaire (en noir et blanc, brouillon, recto-verso, 2 pages par feuille, sans les photos ou images…).
    • Une imprimante virtuelle PDF qui optimise les impressions ; l’application se charge d’éliminer les feuilles blanches résiduelles, les pages de publicité et réduit les espaces inutiles entre les pages : Green Print.
  • Pour les cartouches d’encre, privilégier l’Ecolabel Nordique et Ange Bleu.
    • Une association qui explique les logos courants afin d’orienter son choix : Planète Echo.
    • Des produits pour le bureau de qualité environnementale et sociale reconnue par les écolabels : Un Blog sur la Terre.
  • Grouper les commandes avec les entreprises qui partagent les locaux, pour n’occasionner qu’une seule livraison.

 

Réduire ses déchets

Mettre en place le tri sélectif avec des consignes claires :

  • Installer des bacs de tri sélectif (verre, papier, carton, emballages et tout venant) et recycler les ampoules et piles en les déposant dans les containers dédiés.
    • Un site de l’ADEME qui informe où jeter chaque déchet, de son utilité après recyclage et de comment en éviter l’usage..
    • Une alternative si votre ville ne propose pas d’option satisfaisante à vos yeux : Quitri.

Chaque collaborateur d’une entreprise française produit 130 kg de déchets chaque année, soit 2,4 millions de tonnes uniquement pour les activités de bureau en France, et seulement 35% sont recyclés.
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Limiter les biodéchets au bureau :

  • Mettre un composteur à disposition des équipes : plusieurs types existent, s’adaptant à tous les types de bureaux (avec ou sans extérieur).
    • Un conseil : Renseignez-vous auprès de votre ville : de nombreuses collectivités en fournissent gratuitement !

Collecter les mégots de cigarettes pour les faire recycler :

  • Installer des cendriers accessibles et mettre en place la collecte des mégots dans des contenants dédiés.
    • Des associations de bénévoles qui proposent kits de recyclage, cendriers de poche, cendriers d’extérieur, signalétique, stands de sensibilisation et collecte les mégots : Greenminded, Me-go.
    • La première solution de dépollution écologique, sans eau ni solvant toxique dans le but de transformer la fibre en isolant thermique pour le bâtiment et/ou le textile : Tchaomegot.
  • S’assurer que l’espace fumeur ne se situe pas à proximité d’une grille au sol pour éviter les risques de transmissions des mégots via l’eau.

Entre 20000 à 25000 tonnes la quantité de mégots jetés chaque année en France. Un mégot peut mettre plus de dix ans pour se dégrader ; le filtre contient plusieurs milliers de substances chimiques (acide cyanhydrique, naphtalène, nicotine, ammoniac, cadmium, arsenic, mercure, plomb3) dont certaines sont toxiques pour les écosystèmes ; un mégot jeté par terre et emporté par les eaux aura toutes les chances de rejoindre les mers et les océans.
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Réinventer sa « cantine et/ou sa tisanerie » :

  • Mettre à disposition de la vaisselle lavable pour le personnel et fournir du matériel de cuisine (acheté d’occasion, en ressourcerie) pour encourager le fait-maison, et diminuer le plastique à usage unique.
  • Privilégier l’achat en vrac (thé, café, sucre etc.), les cafetières, les carafes et les verres pour les salariés ou visiteurs.
  • Identifier les commerces qui vendent en vrac dans son quartier ou qui acceptent les contenants des clients pour les plats à emporter.
  • En restaurant d’entreprise : emporter ce qui n’a pas été consommé, demander de la nourriture bio et locale, opter pour les plats végétariens.
  • Créer un partenariat avec une boulangerie de quartier pour récupérer une partie des invendus de la veille. 
Réduire sa pollution grise

Repenser le stockage de ses données :

  • Nettoyer régulièrement le serveur et les boîtes mails pour éviter le stockage superflu, se désinscrire de toutes les newsletters inutiles.
    • Un site internet qui, grâce à un accès momentané à votre boîte mail, la scanne et vous désinscrit de toutes les newsletters inutiles : Cleanfox.
  • Préférer le stockage local au Cloud, ne conserver que le nécessaire que ce soit en ligne ou sur vos équipements et désactiver la synchronisation automatique sur votre smartphone.
  • Recevoir toutes ses factures par mail (assurance, banque, téléphone) et les classer sur un support autonome (disque dur externe) afin de libérer de l’espace sur sa boîte mail.

Utiliser une boîte mail et un serveur éco-responsables :

  • Allier l’utile au responsable en mettant au profit de causes privilégiées les impératifs de la vie en entreprise.
    • Un email éthique et solidaire qui reverse de l’argent au projet de votre choix pour chaque recherche email et utilise des serveurs rapides et hébergés en France : Lilo.
    • Un serveur et hébergeur disposant d’une vraie charte écologique : Infomaniak.
    • Une alternative pour la diminution de la consommation d’énergie au sein des Datacenter en utilisant de l’énergie renouvelable : Ikoula.

Pratiquer la sobriété digitale sur sa boîte mail :

  • N’envoyer que les mails indispensables et cibler les destinataires (limiter les CC et CCI).
  • Avoir une signature sans photo ni logo.
  • Eviter les pièces-jointes ou optimisez leur taille (compression, basse définition), pensez aux sites de dépôts temporaires.
    • Un site présentant les alternatives à wetransfer.
  • Nettoyer les listes de diffusion pour supprimer les doublons et adresses erronées.

En 1 heure, 8 à 10 milliards de mails échanges (hors spam).
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Selon l’ADEME, une entreprise de 100 personnes génère chaque année rien qu’avec son courrier électronique 13,6 tonnes d’équivalent CO2, soit l’équivalent de 14 allers-retours Paris et New York.

Créer ou repenser son site internet dans une démarche éco-responsable :

  • Redimensionner les images, choisir un hébergeur green, privilégier des technologies open source… 
    • Des conseils de Green Code Lab pour un site internet éco-conçu et possibilité d’obtenir un label.

Repenser son utilisation d’internet au quotidien :

  • Utiliser un navigateur de recherche éco-responsable.
    • Un navigateur, partenaire de la fondation WWF et qui transforme les recherches internet en arbres plantés : Ecosia
    • Un navigateur avec une empreinte carbone neutre et qui finance des projets sociaux et environnementaux : Lilo
    • Un navigateur français qui reverse l’argent collecté à des associations solidaires et rachète le CO2 consommé par les data-centers : Ecogine
  • Limiter les étapes de navigation et les requêtes inutiles aux serveurs : mettre ses sites préférés en Favoris sur son navigateur, utiliser son historique et taper directement l’adresse du site.
  • Vider régulièrement le « cache » de votre navigateur.
  • Limiter le nombre de programmes ou d’onglets ouverts et inutilisés.
    • Une application qui intervient en mettant tout simplement en veille les onglets ouverts non utilisés, libérant ainsi les ressources de votre ordinateur qui reprend petit à petit son souffle et sa rapidité : The Great Suspender

«Chez Les Eléments, la question de l’écologie s’est posée il y a quelques années et s’est pour l’instant traduite principalement par un changement, au fur et à mesure, des habitudes du quotidien dans la vie du bureau :
-Eviter d’imprimer le plus possible et transformer les impressions en brouillon.
– Acheter du papier recyclé et des cartouches d’encre reconditionnées.
– Organiser le tri dans les fournitures usagées : pile, cartouche, ampoule (économique !) et chaque salarié dispose d’une poubelle papier/carton.
– Restreindre les envois papier et opter pour la signature électronique des contrats (en cours).
– Consommer des capsules de café biodégradables et sans aluminium.
– Installer un thermostat sur la chaudière afin de diminuer la perte d’énergie et de réguler la température. »

Raphaëlle Bellencourt – Chœur Les Eléments

« Lorsque je suis arrivée au sein de la structure, il n’y avait pas de recyclage des déchets. Aujourd’hui, nous avons des poubelles de tri sélectif et nous allons à la déchetterie si besoin. Parfois, nous faisons des dons d’objets dont nous n’avons plus l’utilité mais qui peuvent encore servir à la « Ressourcerie » (structure qui gère la récupération et la vente des biens à partir de dons effectués).

Marine Rozenblat – Diabolus in Musica

15 000 km c’est la distance moyenne parcourue par une donnée numérique (mail, téléchargement, vidéo, requête web…).
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Chaque collaborateur d’une entreprise française produit 130 kg de déchets chaque année, soit 2,4 millions de tonnes uniquement pour les activités de bureau en France, et seulement 35% sont recyclés.
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« Les produits ménagers ont également été changés par des produits sains qui ne contiennent pas plus de 3 ou 4 ingrédients et qui sont proposés en vrac, avec des contenants réutilisables. Nos méthodes de travail ont aussi changé : nous essayons d’acheter le moins de produits en plastique possible, les impressions se font majoritairement en noir et blanc et en recto-verso ou sur « brouillons », notre thé et notre café sont achetés en vrac… même nos bornes de gel hydroalcoolique made in France peuvent être à nouveau remplies afin d’éviter d’acheter de nouveaux contenants en plastique ! »

Marine Rozenblat – Diabolus in Musica

Sources :
La face cachée du numérique – Décembre 2017 – ADEME
Eco-responsable au bureau – Actions efficaces et bonnes résolutions – Juin 2020 – ADEME
Pollution numérique : comment réduire ses effets au quotidien ? – Janvier 2019 – TV5Monde
« LEAN ICT – Les impacts environnementaux du numérique » – Janvier 2020 – Résultats d’études de The Shift Project
Infographie animée sur la vie d’un smartphone et ses impacts – Septembre 2017 – ADEME
La responsabilité écologique des lieux permanents de spectacle vivant, des enjeux et des spécificités. – 2019 – Amélie Mammou
On a testé le lombricompostage au bureau (et nous avons survécu) – Juin 2018 – We Demain
12 actions pour réduire les déchets sur son lieu de travail – 2018 – Zéro Waste France