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Acte I – Le gel hydroalcoolique

Quelques informations générales

Le gel hydroalcoolique constitue une base stérile, c’est-à-dire un milieu qui empêche la prolifération des bactéries, voire qui les éradique complètement. Il est, dans la plupart des cas, composé des éléments suivants :

  1. de l’alcool, efficace contre les virus, les bactéries et les champignons ;
  2. un émollient (comme la glycérine), pour préserver la peau ;
  3. un antiseptique (en général, de la chlorhexidine à 0,5 %), pour compléter les propriétés de l’alcool ;
  4. un colorant – mais cet élément est loin d’être obligatoire dans la composition du gel hydroalcoolique.

L’ utilisation du gel hydroalcoolique permet de se laver les mains lorsque l’on n’a pas accès à un point d’eau avec du savon. Elle est aussi recommandée lorsque l’on a été en contact avec une personne malade et/ou lorsque l’on a touché des objets lui appartenant. Attention cependant, lorsque l’on a accès à de l’eau et du savon, mieux vaut se nettoyer les mains de manière « classique ». La solution hydroalcoolique ne lave pas, ce n’est pas son rôle !

5 informations pour bien utiliser un gel hydroalcoolique

  • Évitez d’utiliser un gel hydroalcoolique si vos mains sont abîmées ou présentent une plaie ;
  • Un gel hydroalcoolique perd une bonne partie de son efficacité environ trois mois après ouverture du flacon ;
  • Vos mains doivent être bien sèches lorsque vous vous servez de votre solution hydroalcoolique ;
  • En cas de contact avec les yeux, rincez abondamment et sans perdre de temps à l’eau claire.

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Comment s’y retrouver ?

Voici quelques repères pour identifier rapidement le produit qu’il vous faut :

  • La norme EN1275 : elle indique que le gel tue les champignons ;
  • La norme EN1040 : elle indique que le gel tue les bactéries ;
  • La norme EN14476 : elle indique que le gel tue les virus (en plus des champignons et bactéries).

Votre gel doit contenir en théorie entre 70% et 75% d’alcool (de l’éthanol) : très souvent sur le flacon cette indication est inscrite en “volume” : dans le cas où vous avez les deux lettres V/V, le pourcentage ne doit pas descendre en dessous de 65%.

Il ne doit pas contenir de parfum, ni de colorant et doit préciser que les virus sont tués en 30 secondes.

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Peut-on trouver des gels hydroalcooliques bio et répondant à ces normes ?

Bien sûr ! En voici quelques exemples :  

  • Chez Aroma-Zone : Efficacité prouvée bactéricide, fongicide et virucide selon les normes EN 14476 –> Limité à 10 flacons par commande ;
  • Chez Alphanova : Selon la norme virucide NF EN 14476, Gel hydroalcoolique pour les mains dosé à 67% v/v d’alcool végétal bio (éthanol).

En ce qui concerne le conditionnement pour les productions ou les lieux, il est possible de commander de grandes quantités et de les conditionner ensuite dans des contenants écoresponsables.

Du gel ici :

Et des contenants par là :

Connaissez-vous également le gel hydroalcoolique en vrac ? Peu répandu mais peut-être avez-vous la chance de vivre près d’une des pharmacies concernée ou d’une épicerie vrac qui en propose !

Si vous avez accès à un point d’eau, nous ne pouvons que trop recommander le grand classique du savon ! Afin de limiter les contacts, il est envisageable de fournir à chacun une savonnette individuelle dans un contenant biodégradable ou réutilisable. Pour les savons, vous n’avez que l’embarras du choix ! Et pour aller jusqu’au bout du zéro déchet, connaissez vous les chutes de savon ?

Et pour les étuis et boîtes de transports :

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Acte II – Les masques

Dans la lutte contre l’épidémie de Covid 19, le port du masque est devenu obligatoire dans tous les lieux clos et en extérieur dans la plupart des villes de France, ainsi qu’à l’école pour les enfants à partir de 6 ans.

Masque grand-public, masque chirurgical, masque en tissu aux normes AFNOR, masques « fait maison », comment s’y retrouver et surtout comment adopter une attitude écoresponsable face à cette crise sanitaire majeure.

ARVIVA a mené son enquête et vous propose ici quelques repères pour agir en conscience.

Les conséquences sur l’environnement

Les masques sont des objets non biodégradables et potentiellement contaminés. Ils se retrouveront bien sûr dans les sites d’enfouissement, mais aussi dans les égouts et donc dans les différents cours d’eau. Composé d’un mélange de fibres synthétiques et de cellulose, d’un élastique et d’un peu de métal, les masques jetables sont un grave danger notamment pour la faune et la flore marine mais aussi pour les canalisations et réseaux de traitement des eaux usées.

Concrètement, il faudra plus de 400 ans pour atteindre la dégradation complète d’un masque.

Les recommandations d’ARVIVA

  • Les masques jetables

S’il paraît évident d’éviter le plus possible le port du masque jetable, il est aussi plus confortable pour les artistes en situation de concert. Plus respirable que le masque en tissu, il permet également une uniformité sur scène. Dans ce cas, privilégier des masques fabriqués en France comme le modèle Résiliente (masques jetables noirs). Certaines études en cours ont montré la possibilité de laver ou isoler et réutiliser les masques chirurgicaux. Toutefois, en l’absence de résultats fiables, nous ne conseillons pas de laver et réutiliser les masques chirurgicaux. ARVIVA assure une veille active sur le sujet.

Le saviez-vous ? Le masque jetable n’est pas recyclable. Il doit donc être jeté avec les déchets « normaux » après avoir été isolé pendant 24h.

Bonne nouvelle, des entreprises spécialisées dans le recyclage des protections individuelles travaillent à des solutions de recyclage pour les masques comme TerraCycle Europe qui travaille d’ores et déjà avec des partenariats dans les grandes enseignes comme Carrefour pour proposer des solutions de recyclage au grand public !

  • Les masques en tissu

Mise à jour du 19 janvier 2021: Information sur les nouveaux variants du Covid-19 : “Seuls les masques avec un “pouvoir filtrant supérieur à 90%” restent “valides“, a insisté Olivier Véran, invité du Grand Entretien de France Inter.” “La quasi-totalité des masques industriels grand public ont des capacités filtrantes supérieures à 90%. C’est ce qu’on appelle les masques grand public de niveau 1. En revanche, le masque artisanal qu’on fabrique chez soi avec la meilleure intention du monde et en respectant les normes Afnor n’offre pas nécessairement toutes les garanties nécessaires pour le Haut conseil de la santé publique”, a précisé Olivier Véran. Nous vous invitons donc à lire les informations ci-dessous en connaissance du contexte.

Lavables entre 10 et 20 fois selon les modèles, les masques en tissu réutilisable sont aujourd’hui l’alternative la plus responsable possible. L’AFNOR, association française de normalisation, propose une norme (AFNOR SPEC S76-001) assurant une conformité aux exigences de filtration, de projection et de respirabilité. Il est toutefois possible de confectionner soi-même selon un tutoriel proposé par l’AFNOR avec deux ou trois couches de tissu au maillage serré (viscose ou polyester par exemple), ne laissant pas passer la lumière du soleil.

Aller plus loin et choisir un tissu éco-responsable : Il existe également une norme internationale pour le tissu : le label Oeko-Tex et plus particulièrement Made in Green by Oeko Tex. Il est décerné à toute entreprise textile n’utilisant pas ou limitant ses substances nocives dans leur production. En limitant l’utilisation de substance nocive dans leur processus de fabrication, la certification Made in Green by Oeko-Tex permet de réguler la protection de la planète.

On a testé pour vous : le masque biodégradable Géochanvre

Le masque Géochanvre est le premier masque grand public écologique et éthique. Il est biocompostable, conçu et fabriqué en France, composé d’un feutre filtrant 100% végétal, en fibres naturelles de chanvre français, avec des performances conformes à la catégorie UNS1 et 98% de filtration garantie. Commandés en kit, nous avons testé ce masque destiné aux professionnels en contact avec le public, voici nos conclusions :

  • Il est plus ou moins confortable en fonction de la morphologie
  • Laisse des marques sur le visage
  • Assez isolant phoniquement
  • Visuellement original mais discret
  • Ne dégage aucune odeur spécifique

Pour aller encore plus loin, nous l’avons fait tester à Pierre Barret-Mémy, chanteur lyrique : regardez la vidéo pour entendre le résultat et ses conclusions !

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Acte III – Les produits nettoyants

Nos bureaux, nos écrans, nos comptoirs de billetterie, nos cuisines, nos loges, nos outils et notre matériel commun : nos établissements sont des lieux de partage, de passage, des lieux de vie où le virus peut s’installer et se transmettre. Il faut le tuer et empêcher sa propagation : nettoyer, nettoyer, nettoyer oui mais comment ? Devons-nous pour autant sacrifier nos actions, nos protocoles, nos chartes pour un spectacle vivant écoresponsable ?

Non, pas question de faire machine arrière et d’accumuler des bouteilles en plastique pleine de produits toxique et corrosif !

Quel produit puis-je utiliser pour tuer le virus ?

  • Un produit virucide, bactéricide répondant à la norme NF 14476.

Mais je veux un fournisseur eco responsable, des produits biologique ! Pas de problème, on a trouvé.

Mais je ne veux pas acheter des bouteilles en spray dès qu’elles sont vidées ! Pas de problème, on a trouvé.

  1. Si vous n’avez pas de spray que vous pourriez réutiliser, commencez par acheter celui qui vous convient avec l’un des produits que nous avons repérés :

Vous pouvez retrouver ces détergents chez d’autres revendeurs, peut-être même que votre fournisseur de fournitures de bureau habituel en propose. N’hésitez pas à vérifier en cas de rupture de stock ou si vous avez d’autres achats à effectuer pour commencer l’année.

2. Un fois vidés, remplissez vos contenants grâce aux recharges de grande quantité :

Je ne peux plus utiliser mes chiffons lavables, comment faire ?

Choisissez un essuie-tout recyclé écologique 100% français :

Mais il n’est pas recyclable ?

Aucune importance pour le moment, votre essuie-tout n’est pas destiné à votre poubelle de recyclage ou à votre compost, il est imprégné du virus : jetez-le dans la poubelle à déchet (Informations à retrouver ici et ici sur la gestion des déchets en temps de Covid).

Mes serviettes de toilettes sont rangées dans le placard jusqu’à nouvel ordre. Comment s’essuie-t-on les mains en ces temps où rien ne doit se partager ?

  1. Vous pouvez utiliser l’essuie-tout, il fera bien le job pour vos bureaux et salariés
  2. Achetez un essuie-main écologique et/ou recyclé et 100 % français :

En cas de rupture de stock, ne perdez pas espoir : surfez un peu sur le net, vous trouverez. Nous sommes nombreux à chercher le meilleur pour nous et notre planète !

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Acte IV – Les réceptions

Un jour viendra où nous pourrons à nouveau nous réunir pour une réception, un pot de 1ère convivial. Quand ce jour sera là, nous devrons continuer à respecter certaines règles sanitaires pour nous protéger les uns les autres. Aussi, nous avons quelques solutions à vous proposer pour un verre et une dégustation covidcompatibles. Suivez-nous.

Comment éviter les contacts ?

  1. A défaut de présenter des plateaux de service où chacun pourra se servir, préparez des assiettes individuelles avec quelques hors-d’œuvre
  2. Pour les boissons, désignez une ou plusieurs personnes pour servir vos hôtes

Quelles vaisselles utiliser ?

  1. Utiliser de la vaisselle réutilisable (verres, assiettes, coupelles etc.) si vous avez la possibilité de les laver à l’issue de la réception
  2. A défaut, choisissez des contenants biodégradables et/ou recyclé.
    Voici quelques exemples :

N’hésitez pas à afficher votre protocole sanitaire concernant les réceptions afin que les spectateurs soient rassurés sur l’accueil qui leur est offert et que votre engagement pour une transition écologique est toujours en vigueur. Et oui, un verre en PLA ressemble comme 2 gouttes d’eau à un verre en plastique, il serait dommage que votre démarche pour un spectacle vivant plus responsable soit ternie par un malentendu.

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Ils s'engagent Témoignages

Témoignage #1

Robin Ducancel, producteur indépendant
Membre fondateur d’ARVIVA

Ma conscience écologique s’est probablement construite dès mon enfance où j’ai connu la vie dans les fermes du Puy de Dôme. Dès 14 ans, lors de périples à vélo, je découvre la beauté des campagnes françaises et la laideur des anciennes routes nationales et leurs abords saturés de centres commerciaux. Puis c’est le film de Coline Serreau, Solutions locales pour un désordre global, qui me marque lors de sa sortie au cinéma : j’en retiens que l’on fait pousser des cultures sur des terres mortes et qu’il peut être illégal d’utiliser certaines semences ancestrales de fruits et légumes… Je pousse alors mes parents à s’inscrire à une AMAP, rapidement je n’envisage plus les déplacements en voiture sans covoiturer, et je poursuis mes voyages en France, à vélo.

C’est assez récemment seulement que j’ai compris que choisir mon métier et la manière de le mener était un acte politique et que les changements de comportements auraient plus de retentissement s’ils avaient lieu à l’échelle de toute une filière.
Manger local et trier ses déchets n’est plus du tout suffisant. Documentons-nous et acceptons que l’écologie pose des questions complexes que l’on ne peut isoler des autres domaines de l’action publique. Et surtout, engageons-nous dans nos milieux professionnels respectifs.

Cette initiative marque pour moi le début de mon engagement en tant que professionnel. Il y a tant d’idées à revoir, d’études à mener, de changements à amorcer. C’est un terrain complexe, jonché de fausses bonnes idées et déjà victime du simplisme et de l’opportunisme ambient. Il faut y mettre les moyens, accepter de renoncer à certains acquis, faire l’effort de mettre en place de nouveaux automatismes et de découvrir de nouvelles libertés ! 

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Ils s'engagent Relai d'initiatives

Relai d’initiative #1

La tribune de Cadence Rompue, Musicien∙ne∙s engagé∙e∙s pour le climat

Préoccupés comme beaucoup par la situation actuelle, les trois principaux rédacteurs de cette tribune (Pierre Barrois, Louise Lapierre et Gilles Schuehmacher) sont des acteurs du monde musical qui s’interrogent sur l’après-crise et notamment sur la place de la musique classique dans ce « monde d’après ».
Ils ont ainsi voulu porter une prise de position du secteur musical, à l’image d’autres collectifs, pour demander que cette crise soit l’occasion de remettre en cause un modèle qui montre plus que jamais ses limites.
Découvrez ici les engagements de Cadence Rompue et la tribune à signer et à partager le plus largement possible !

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Témoignage #2

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Relai d’initiative #2

POUR UNE ÉCOLOGIE DE LA MUSIQUE VIVANTE

A l’initiative de Leïla Martial et d’un groupe de musicien·ne·s, des artistes, producteur·trice·s et professionnel·le·s du jazz et des musiques improvisées se sont réunis au printemps 2020 pour interpeller le secteur sur ses pratiques, ses modes de production et encourager un changement audacieux et vertueux afin de rendre nos pratiques professionnelles plus responsables et plus écologiques.
Découvrez ici le communiqué de presse de cette initiative, ainsi qu’une série de propositions concrètes constituant une base pour des échanges à venir avec l’ensemble des acteur·trice·s qui souhaiteraient s’engager dans cette démarche, chacun à sa manière et selon ses capacités.