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Ils s'engagent Relai d'initiatives

Relai d’initiative #2

POUR UNE ÉCOLOGIE DE LA MUSIQUE VIVANTE

A l’initiative de Leïla Martial et d’un groupe de musicien·ne·s, des artistes, producteur·trice·s et professionnel·le·s du jazz et des musiques improvisées se sont réunis au printemps 2020 pour interpeller le secteur sur ses pratiques, ses modes de production et encourager un changement audacieux et vertueux afin de rendre nos pratiques professionnelles plus responsables et plus écologiques.
Découvrez ici le communiqué de presse de cette initiative, ainsi qu’une série de propositions concrètes constituant une base pour des échanges à venir avec l’ensemble des acteur·trice·s qui souhaiteraient s’engager dans cette démarche, chacun à sa manière et selon ses capacités.

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Ils s'engagent Relai d'initiatives

Relai d’initiative #1

La tribune de Cadence Rompue, Musicien∙ne∙s engagé∙e∙s pour le climat

Préoccupés comme beaucoup par la situation actuelle, les trois principaux rédacteurs de cette tribune (Pierre Barrois, Louise Lapierre et Gilles Schuehmacher) sont des acteurs du monde musical qui s’interrogent sur l’après-crise et notamment sur la place de la musique classique dans ce « monde d’après ».
Ils ont ainsi voulu porter une prise de position du secteur musical, à l’image d’autres collectifs, pour demander que cette crise soit l’occasion de remettre en cause un modèle qui montre plus que jamais ses limites.
Découvrez ici les engagements de Cadence Rompue et la tribune à signer et à partager le plus largement possible !

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Ils s'engagent Témoignages

Témoignage #1

Robin Ducancel, producteur indépendant
Membre fondateur d’ARVIVA

Ma conscience écologique s’est probablement construite dès mon enfance où j’ai connu la vie dans les fermes du Puy de Dôme. Dès 14 ans, lors de périples à vélo, je découvre la beauté des campagnes françaises et la laideur des anciennes routes nationales et leurs abords saturés de centres commerciaux. Puis c’est le film de Coline Serreau, Solutions locales pour un désordre global, qui me marque lors de sa sortie au cinéma : j’en retiens que l’on fait pousser des cultures sur des terres mortes et qu’il peut être illégal d’utiliser certaines semences ancestrales de fruits et légumes… Je pousse alors mes parents à s’inscrire à une AMAP, rapidement je n’envisage plus les déplacements en voiture sans covoiturer, et je poursuis mes voyages en France, à vélo.

C’est assez récemment seulement que j’ai compris que choisir mon métier et la manière de le mener était un acte politique et que les changements de comportements auraient plus de retentissement s’ils avaient lieu à l’échelle de toute une filière.
Manger local et trier ses déchets n’est plus du tout suffisant. Documentons-nous et acceptons que l’écologie pose des questions complexes que l’on ne peut isoler des autres domaines de l’action publique. Et surtout, engageons-nous dans nos milieux professionnels respectifs.

Cette initiative marque pour moi le début de mon engagement en tant que professionnel. Il y a tant d’idées à revoir, d’études à mener, de changements à amorcer. C’est un terrain complexe, jonché de fausses bonnes idées et déjà victime du simplisme et de l’opportunisme ambient. Il faut y mettre les moyens, accepter de renoncer à certains acquis, faire l’effort de mettre en place de nouveaux automatismes et de découvrir de nouvelles libertés !