Restauration

« Nous sommes ce que nous mangeons » ? Alors favorisons une alimentation éco-responsable, le bio, le local et pourquoi pas le végétarien. Refusons les suremballages, les bouteilles d’eau et les gobelets en plastique.
Fini les fraises au mois de décembre et les oranges en plein été !
Définition : Qu’est qu’une consommation alimentaire éco-responsable ?

C’est une consommation qui :

  • Limite le gaspillage : doggy bag, quantités mieux calculées, distribution des restes via des circuits secondaires…
  • Génère peu de déchets et particulièrement ceux qui ne sont pas recyclables : emballages peu nombreux et recyclables, utilisation de vaisselle lavable ou réutilisable.
  • Trie le maximum des déchets générés : plastique, carton, verre…
  • Ou les réutilise : bouteilles ou pots en verre, sacs en papier…

Certains aliments soulèvent des questionnements au sein de la société : le chocolat, le café « conventionnel » (non biologique), la viande industrielle, l’huile de palme, l’eau minérale, le soja, le poisson d’élevage, les produits laitiers, le sucre, le riz.

Les sources concordantes sont multiples mais leur fiabilité pose question.


  • Minimise les émissions de gaz à effet de serre de l’ensemble du cycle de vie des produits consommés :
    • Consommation de produits locaux.
    • Préférence pour les petites exploitations qui ont un impact réduit en termes de transport, conditionnement, conservation car elles vendent localement.
  • A un impact modéré sur les ressources naturelles et la détérioration de l’environnement (consommation d’eau, détérioration des sols, pollution…).
    • S’informer sur les différents labels ou types de production qui existent : agriculture bio, agriculture raisonnée, permaculture…
    • Décryptage d’une centaine de labels environnementaux par l’ADEME.
  • Respecte tous les agents de la chaîne agroalimentaire : producteurs, travailleurs agricoles, transformateurs et détaillants.
Compagnie, Ensemble, Artiste

Choisir ou demander au lieu d’accueil un traiteur éco-responsable :

  • Privilégier des traiteurs utilisant des produits locaux, bio et de saison, proposant des plats végétariens voire vegans et livrant dans des bacs lavables.
  • Il n’existe pas encore à notre connaissance d’annuaire national de traiteurs écoresponsables mais de nombreuses initiatives de recensement en région existent, notamment via les membres du réseau R2D2 :

Préciser ses demandes catering en amont auprès du lieu d’accueil :

  • Demander des produits en vrac, fruits de saison, fontaine à eau, vaisselle lavable.
    • Des réseaux locaux qui permettent aux consommateurs d’acheter des produits sains et de qualité en direct des producteurs, en leur assurant des débouchés économiques justes : La ruche qui dit oui.
    • Cartographie à l’échelle française, créée par l’association « Mieux trier à Nantes » des magasins proposant des produits en vrac.
    • Tableau des fruits et légumes de saison de l’ADEME, à afficher par exemple sur le lieu de catering.
  • Se renseigner sur l’origine des produits/des repas et encourager les produits bios et locaux.
  • Demander la mise en place du tri sélectif.
  • Insister sur le fait de ne pas proposer d’eau emballée, de nappe en papier, de fruits hors saison ou emballés dans du plastique, de vaisselle jetable.

Fraises en saison, production locale : 1 kilo de CO2 émis par kilo de fraises produit.
Fraises en hors saison (serre chauffée, France) : 2,4 kilos de CO2 émis par kilo de fraises produit.
Bilan GES ADEME


  • Prévoir les quantités de repas au plus juste pour éviter les pertes. Si pertes, suggérer de donner à une association.
  • Inscrire ces mesures dans les riders et contrats de cession.
  • Appliquer ses règles pour ses propres catering quand on en a la charge.

Encourager les artistes à adopter un comportement éco-responsable lors des catering :

  • Minimiser l’utilisation de vaisselle jetable, si aucune autre option, en personnalisant son gobelet ou son assiette avec un marqueur.
  • Amener et utiliser sa propre gourde.
  • Ne pas consommer les produits emballés individuellement, l’eau en bouteille et les fruits hors saison.
  • Ne pas gâcher de la nourriture en ouvrant des paquets sans les consommer entièrement (chocolat, paquets de fruits secs…).
  • Respecter le tri sélectif, si proposé, ou demander à ce qu’il soit mis en place.

Recommander aux artistes des restaurants éco-responsables aux abords des lieux de travail :

  • Proposer, dans la mesure du possible, des restaurants adaptés aux habitudes alimentaires des artistes : vegan, végétarien, circuit-court, bio.
    • Annuaire, fondé par l’association L214, des restaurants, snacks, hôtels ou tables d’hôte proposant des alternatives végétariennes ou végétaliennes.
    • Un label pour les restaurants éco-responsables proposant plusieurs niveaux et plusieurs badges selon les spécificités (vegan, locavore, végétarien, zéro déchets…) : Ecotable
    • Restaurants qui consomment des produits locaux et de qualité, validés par une charte : Greenraid.
    • Un guide des restaurants bios et engagés : Placetobio.
    • Un label anti-gaspi : Framheim.
  • Inciter les artistes à manger végétarien, par exemple le soir.

La production d’1 kg de viande émet entre 5 à 10 fois plus de gaz à effet de serre que celle d’1 kg de céréales.
source


Lieu, Festival

Proposer un catering éco-responsable :

  • Privilégier la vaisselle lavable (verre, porcelaine, pichets). Possibilité de la louer.
  • Privilégier des produits locaux, de saison, labellisés bio et non-emballés.
  • Privilégier les produits en vrac : thé, café, fruits secs…
    • Cartographie à l’échelle française, créée par l’association « Mieux trier à Nantes » des magasins proposant des produits en vrac.
  • Installer une fontaine à eau et fournir des verres ou écocups.
  • Mettre en place le tri sélectif.
  • Encourager les structures accueillies à ne rien laisser au catering (Doggy Bag).

Choisir un traiteur éco-responsable :

  • Privilégier des traiteurs utilisant des produits locaux, bio ou de saison, proposant des plats végétariens ou vegan et livrant dans des bacs lavables.
  • Il n’existe pas encore à notre connaissance d’annuaire national de traiteurs écoresponsables mais de nombreuses initiatives de recensement en région existent, notamment via les membres du réseau R2D2 :

Proposer aux artistes de manger éco-responsable autour du lieu d’accueil :

  • Proposer, dans la mesure du possible, des restaurants adaptés aux habitudes alimentaires des artistes : vegan, végétarien, circuit-court, bio.
    • Annuaire, fondé par l’association L214, des restaurants, snacks, hôtels ou tables d’hôte proposant des alternatives végétariennes ou végétaliennes.
    • Un label pour les restaurants éco-responsables proposant plusieurs niveaux et plusieurs badges selon les spécificités (vegan, locavore, végétarien, zéro déchets…) : Ecotable
    • Restaurants qui consomment des produits locaux et de qualité, validés par une charte : Greenraid.
    • Un guide des restaurants bios et engagés : Placetobio.
    • Un label anti-gaspi : Framheim.
  • Inciter les artistes à manger végétarien, par exemple le soir.

Le mouvement Slow food (en opposition à Fast Food) défend à la fois la sauvegarde de nos patrimoines culturels, le droit à la qualité de la nourriture pour tous, la biodiversité, le local…
source


« Chez Les Surprises, nous avons amorcé des remises en question de certaines pratiques que nous avions, et qui ne correspondaient plus à nos volontés d’engagement écologique. C’est ainsi que nous avons demandé aux organisateurs, en termes de catering, de limiter le plastique à usage unique et de privilégier les produits issus de circuits courts. Après des échanges avec nos artistes qui sont eux-mêmes engagés, nous souhaiterions grandement augmenter notre proportion de repas végétariens, avec pourquoi pas une demande généralisée sur les repas du soir. »

Léa Guérin – Ensemble Les Surprises

« A la Pop, nos caterings et pots de première sont souvent zéro déchet car nous avons la chance d’avoir une Biocoop à côté des bureaux. Nous avons supprimé la machine Nespresso et les bouteilles d’eau en plastique dans les bureaux et dans la péniche, acheté des gourdes pour les résidences et mis en place une fontaine à eau. Nous gardons aussi les mégots de cigarette pour les faire recycler. »

Marine Le Bonnois – La Pop

Sources :
« Climate Change and Land » (Chapitre 5 « Food security) – Rapport du GIEC
Pour une restauration événementielle durable – 2018 – ADEME
Alimentation et environnement – champs d’actions pour les professionnels – 2020 – ADEME