Communication

Eco-communiquer ce n’est pas seulement communiquer sur ses actions environnementales, c’est mettre en cohérence tous ses outils de communication avec sa démarche de développement durable. Plaquette, catalogue, événement, site web, e-mailing, réseaux sociaux : il importe de mesurer l’impact de chaque outil sur l’environnement et l’homme, de repenser sa durée de vie et son utilité.
Moyens physiques de communication

Rationnaliser les impressions :

  • Limiter les supports de communication papier (brochures, flyers, lettres).
  • Limiter le gaspillage en adaptant le nombre d’impressions et d’envois à son fichier public.
  • Nettoyer les fichiers publics régulièrement afin de limiter les fausses adresses et donc les retours.

Repenser le mode de conception et d’impression :

  • Concevoir les documents en limitant les formats, images, polices utilisant beaucoup d’encre.
  • Utiliser une police Ecofont gratuite : grâce à l’insertion de petits trous invisibles à l’œil nu, elle permet de diminuer de 25 à 30% l’encre consommée.
  • Choisir du papier recyclé ou du papier plantable ou ensemencé
    • Labels FSC – Forest Stewardship Council (Conseil de bonne gestion des forêts)
    • PEFC – Programme for the Endorsement of Forest Certification (Programme de reconnaissance des certifications forestières)
    • Un des nombreux prestataires proposant du papier ensemencé : Growing Paper
  • Choisir une encre végétale bio sans risque pour la santé ou l’environnement.
  • Sélectionner des imprimeurs éco-responsables, respectueux du tri des déchets, n’utilisant aucun produit toxique et privilégiant les encres végétales.
    • Réseau national Imprim’vert (gestion responsable des déchets, suppression des produits toxiques, tri, recyclage…) :

Concevoir des supports de communication réutilisables et limiter leur production :

  • Limiter la fabrication des nouveaux supports de communication (kakemono, bâches, roll-up…)
  • Limiter les goodies papier, calendriers, agendas.
  • Concevoir des bâches réutilisables avec le moins possible d’informations contextuelles.
    • Pour les bâches, privilégier les toiles écologiques aux toiles en PVC ou polyester (toutes fabriquées à partir de pétrole pur et responsables des émanations de phtalates, perturbateurs endocriniens).
  • Réutiliser les structures pieds et attaches des kakemono et roll-ups en commandant les toiles seules.

Moyens de communication virtuels

Réduire sa pollution grise :

  • Repenser le stockage des données
  • Pratiquer la sobriété digitale sur votre boîte mail
  • Utiliser une boîte mail et un serveur éco-responsable
  • Créer ou repenser son site internet dans une démarche éco-responsable
  • Repenser son utilisation d’internet au quotidien
  • Voir plus dans la partie du guide dédiée au bureau

Opter pour un site éco-responsable :

  • Opter pour un site qui prône l’écoconception web, l’utilisation d’hébergeurs verts ou encore qui compensent leurs émissions carbone en investissant dans des projets en faveur de l’environnement.

Utiliser les réseaux sociaux de façon responsable :

  • Renouer avec la fonction première des réseaux sociaux, celle d’être un lieu de partage et de découverte et non pas d’affichage systématique
  • Régler une alerte sur Instagram pour ne pas dépasser 30 minutes par jour
  • Désactiver la lecture automatique des vidéos, Facebook et Youtube cherchant à faire regarder à l’usager le plus de vidéos possibles
  • Désactiver toutes les notifications « push »

Une recherche sur Google consommant ainsi près de 7g de CO2, limiter le nombre de recherches en formulant précisément ses requêtes.

Environ 5 milliard de contenus sont publiés sur Facebook quotidiennement et 95 millions de photos et vidéos sont publiés sur Instagram chaque jour, pour une durée de vie d’environ 5 heures sur Facebook et d’une journée pour Instagram. Facebook génère environ 8 milliards de visionnage de vidéos chaque jour en 2020.

« J’ai décidé qu’il n’y aurait plus de programmes papier à distribuer. Chez moi le spectacle commence par une présentation orale dans laquelle on indique que nous allons « performer le programme ». Finalement ça fait rire et applaudir les spectateurs. Ils nous remercient. On invente un nouveau code du programme de présentation. »

Jérôme Bel (sur France musique)

Source : Numérique : le grand gâchis énergétique – 2018 – Le journal du CNRS