La coopération comme levier de transformation

Publié le — Mis à jour le
Ce document rend compte d’un travail mené entre l’association ARVIVA et l’Institut européen de l’économie de la fonctionnalité et de la coopération (IE-EFC). Il prend forme à un moment où le secteur culturel s’est massivement emparé des questions écologiques, dans l’intention au moins. La crise du COVID et l’amplification des effets concrets des dérèglements climatiques sur la vie quotidienne ont joué un rôle décisif dans l’accélération des prises de consciences. Le nombre de structures et d’initiatives né en 2020 en lien avec ces sujets en témoignent. “Développer la coopération comme levier de transformation dans le secteur culturel, et au-delà" : c'est le nom de cette étude rédigée par Sarah Helly et Sandro De Gasparo, produite par ARVIVA et l'IE-EFC avec le soutien de Fondation Crédit Coopératif !

Pourquoi la coopération ? 

Dans le contexte de l’urgence climatique, il semble essentiel de se confronter à la complexité des transformations nécessaires à une transition écologique et sociétale dans le champ du travail, des pratiques professionnelles et des modèles économiques dominants. Développé par le laboratoire d’intervention et de recherche, le référentiel de l’économie de la fonctionnalité et de la coopération (EFC) s’incarne par une grille d’analyse qui permet de relier les enjeux de transformation requis par le défi écologique aux réalités des structures et des territoires, en mobilisant différents champs disciplinaires des sciences humaines et sociales : l’ergonomie de l’activité, les sciences économiques, la psychodynamique du travail et les approches territoriales. Cette étude se penche sur cette méthode pour tenter d’en comprendre les subtilités et les dimensions d’application au travers quatre cas pratiques. 

Quelle méthodologie ? 

ARVIVA s’est rapproché de l’IE-EFC (Institut Européen de l’Économie de la Fonctionnalité et de la Coopération) dans l’optique de réaliser une étude qualitative part entretiens semi-directif sur un nombre de terrains limités - le festival d’Aix-en-Provence, Slowfest, La Coursive et Artstock - sélectionnés car engagés dans une trajectoire de transformation liée à la transition écologique, en lien avec ARVIVA pour garantir un accès au terrain d’enquête, impliqués dans des réseaux de pairs, implantés dans différents espaces géographiques pour cibler une diversité de réalité territoriale et dont les activités principales étaient diverses. Au regard du caractère qualitatif, il est entendu que cet échantillon ne vise pas la représentativité du secteur en matière d'initiative de coopération. Le volet qualitatif a permis de développer une première version d’un référentiel d’action pour favoriser la coopération au service de la transition en accord avec les démarches de l’économie de la fonctionnalité. 

Que peut-on y trouver ? 

  • Une mise en contexte de l’étude et de la collaboration avec l’IE-EFC.
  • Une première partie qui pose les éléments de définition de la coopération, de la transition écologique et de ses implications en matière économique.
  • Une seconde partie qui relate les analyses tirées des quatre études de cas sélectionnées pour comprendre les mécanismes de coopération.
  • Une troisième et ultime partie qui présente la méthodologie imaginée à l’issue de l’enquête qui permet d’accompagner la mise en place de dynamiques coopératives au service de la transition écologique au sein de projets culturels. 

Liens des publications : 

Pour qui ? 

Cette étude est destinée à l’ensemble des acteur·ices du secteur culturel, tant ceux qui se sont déjà frottés aux questions de coopération pour monter en réflexivité sur leurs pratiques que ceux qui s’y projettent ou s’interrogent sur le processus. 

Membres qui ont participé à la publication : 

Les structures engagées dans cette recherche-action - dont la suite est déjà en préparation : Slowfest, LA COURSIVE , Festival d'Aix-en-Provence et ArtStocK