Webinaire de présentation : Mercredi 29 avril à 19h30.
Pour plus d'informations, contactez : contact@arviva.org
ARVIVA et le Master Culture, Patrimoine et Médiation de Nantes Université (et plus spécifiquement le parcours Humanité Environnementale et Médiation Communication Internationale Culturelle) proposent un nouveau dispositif permettant la mise en place d'une recherche-action pour accompagner la transition écologique des structures adhérentes.
Pourquoi déployer une recherche-action dans votre structure ?
Élaborer une recherche-action permet de lier une production de connaissances et une transformation concrète des pratiques. Elle peut avoir des effets bénéfiques sur les publics, les équipes et le projet de transition écologique de la structure.
La mise en place du stage de recherche-action
Ce dispositif se déroule tout au long de l'année universitaire comprenant deux ateliers entre octobre et décembre permettant la préparation de la recherche-action. Elle se déploie à travers l'accueil d'un·e étudiant·e du master via un stage indemnisé pour une période de 6 mois démarrant en janvier ou février dans la suite de deux séminaires. Ce dispositif est renouvelable pour les structures adhérentes afin d'entamer une structuration longue des processus de la transition.
Les séminaires et les questions de travail dans les structures : une approche individuelle et collective.
Les sujets de recherche-action sont initiés au sein des structures puis abordés collectivement entre les adhérents participants, l'équipe d'ARVIVA, les étudiant·es volontaires et l'équipe pédagogique du master. Les sujets et questions de travail peuvent être très différents et permettent de déployer une dynamique de mobilisation et de travail au sein des structures. Quelques exemples de sujets :
- Avec l’équipe et l’organisation : réflexion d'un projet structurant de TE, mobilisation des équipes, développement des coopérations, identification des freins réels et des leviers, meilleure appropriation collective au changement, transversalité des solutions....
- Concernant les pratiques professionnelles et le déploiement de la transition : Mise en place d'outils concrets, expérimentation de nouvelles façons de produire de diffuser ou d'accueillir, mieux adapter les outils....
- Concernant les publics, les personnes et les actions culturelles : mise en débat et dialogue sur l’écologie, co-élaboration de projets citoyens, développement de nouveaux imaginaires de la transition...
- Concernant le territoire et les partenariats : inscription dans une nouvelle dynamique territoriale de la transition, expérimentation locale de politiques publiques, diffusion de méthodes et retours d’expérience à d’autres structures culturelles et au sein du réseau ARVIVA
- Concernant la recherche en lien avec les structures culturelles et la société : les structures culturelles répondent à des enjeux écologiques, elles passent à « être en recherche » à « faire de la recherche ». Elles deviennent des lieux emblématiques de la transition écologique. La recherche n’est plus seulement “sur” la structure mais “avec”. Quel sera le rôle d'une structure culturelle en 2050 ?
L'accompagnement à la recherche-action
L'encadrement de cette dynamique de recherche-action est assuré à la fois par ARVIVA, le co-responsable du master, le·a tuteur·trice de stage de la structure. Des réunions de coordination avec l'équipe d'ARVIVA, les tuteurs·trices des structures et les étudiant.es sont organisées pendant la durée du stage.
Les deux séminaires se déroulent en visio avec les élèves motivés de M2 des deux parcours (la recherche-action n'est pas obligatoire), des membres de l'équipe d'ARVIVA et le co-reponsable du master. Ces séminaires sont prévus entre octobre et décembre afin d'élaborer les pistes de travail, dessiner les cahiers des charges et faire le choix des lieux pour établir les conventions de stage en janvier.
Pendant le premier semestre des contenus théoriques sont assurés sur les pratiques de recherche-action dans les structures culturelles. Le stage de recherche-action donne lieu à l'élaboration d'un livrable professionnel et d'un mémoire dont le format sera défini en lien avec l'objet de travail. Les résultats des recherches-actions pourront faire l'objet de valorisation en relation avec les structures adhérentes et ARVIVA. Un bilan global des enjeux traversés par les structures qui auront accueilli un·e étudiant·e sera réalisé à l'issue de l'année universitaire et évaluer la pertinence de ce dispositif.
Calendrier
Deux séminaires de préparation de la recherche-action dans les structures :
Travail en amont des séminaires :1. Poser le cadre dans la structure : Choisir un enjeu prioritaire : par exemple mobilité des publics, tournées, scénographie/réemploi, énergie du lieu, gouvernance, etc.
2. Vérifier comment cet enjeu se relie aux attentes des financeurs (plan d’action commun, CACTE, bilan carbone, etc.) pour que la recherche-action alimente vos obligations.
Premier séminaire :Formuler une question de recherche-action selon des ressources mobilisables :
- Transformer le problème en question opératoire, par exemple : « Comment réduire de 30% l’empreinte carbone des tournées, si possible en deux ans sans dégrader l’emploi artistique ni la relation aux publics ? »
- Identifier ce qu’il faut mieux comprendre : freins organisationnels, économiques, psychologiques, coopérations possibles sur le territoire, etc.
Second séminaire :
Affiner le questionnement et préparer la mission : constituer un collectif interne et des partenaires
- Mise en place de la répartition stage et stagiaire. Constituer un petit groupe noyau en interne et parties prenantes (direction, administration, technique, artistes, médiation, etc.).
- Lister les partenaires utiles et ressources pour faciliter le démarrage du stage: réseau professionnel, collectivités, autres lieux ou compagnies...
À partir de janvier ou dans les 3 premières semaines de stage
Construire une feuille de route de la recherche-action (en prenant en compte que ce dispositif peut se continuer l'année d'après)
- Définir 2 ou 3 objectifs mesurables ou non (par exemple baisse d’émissions, réduction de certains coûts, élaborer un projet stratégique de transition avec l'équipe et la direction....).
- Par exemple d'un plan d'action possible : planifier un premier cycle de 6 à 12 mois : d'un 1 à 2 mois de diagnostic (données existantes, premiers entretiens, éventuellement usage d’un outil type SEEDS pour l’empreinte environnementale d’un projet), 3 à 6 mois d’expérimentation de nouvelles pratiques (nouvelle organisation de tournée, scénographie éco‑conçue, politique de mobilité publique, etc.), 1 à 2 mois de analyse, retour d’expérience, décision sur la suite à donner
• Choisir des méthodes simples de suivi (avec le tuteur·trice)
Par exemple :
- Quantitatif : consommations énergétiques, nombre de déplacements, kilomètres parcourus, volumes de déchets, taux de remplissage, coûts, bilans carbone simplifiés ou référentiels sectoriels...
- Qualitatif : Journaux de bord de l’équipe (ce qui change dans le travail, les difficultés, les bénéfices). Entretiens avec artistes, technicien·nes, partenaires, publics sur la perception des changements...
Pendant le stage de recherche-action
Organiser des temps d’analyse collective
- Prévoir des réunions régulières (par exemple tous les 2 mois) où l’on regarde ensemble les données, on partage les ressentis, on identifie ce qui marche ou non et on ajuste les actions ou les outils.
- Faire le lien avec les cadres externes (CACTE, plan d’action commun du spectacle vivant, stratégie de la collectivité) pour que les résultats puissent remonter et nourrir des décisions plus larges au sein d'ARVIVA
Formaliser et partager les résultats (partage avec l'université du premier semestre suivant, retour d'expérience)
- Produire une restitution adaptée : fiche pratique interne, charte écologique de la structure, protocole de production éco‑responsable, retour d’expérience pour votre réseau, etc.
- Mettre en avant : ce qui a été testé, ce qui a fonctionné, ce qui reste difficile, et les leviers de coopération utiles (mutualisations, réseaux, soutiens publics).